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Programmes thématiques

La diversité biologique agricole (COP3)

Les grandes actions dans le secteur agricole qui ont un impact direct sur la biodiversité sont, pour l’essentiel, les suivantes :

  • La création de la banque de gènes ;
  • La conception et la mise en œuvre de la carte nationale agricole ;
  • Le programme du développement rural intégré PDRI ;
  • Les projets intégrés de développement agricole et de gestion des ressources naturelles (PDARI / PGRNI et II);
  • Le programme de création des jardins botaniques

La diversité biologique forestière (COP6 ) et des montagnes (COP7 )

Différents projets ont été réalisés dans le cadre de la stratégie forestière. On peut en citer les projets :

  • Projets de développement forestier PDFI, PDFII ;
  • Projet de gestion intégrée des forêts FGIF ;
  • Projet d’appui à la gestion durable des écosystèmes forestiers GEF/GTZ de développement des zones forestières PDZF;
  • La mise en œuvre d’opérations pilotes de développement intégré (OPDI) ;
  • La mise en œuvre d'activités de développement des zones montagneuses du Nord Ouest(PDZM ).

La diversité biologique des eaux intérieures (COP4 )

Relativement à la promotion de la diversité biologique dans les barrages la Direction Générale de la Pêche a mis en œuvre et développé l’aquaculture dans les barrages où elle a introduit de nouvelles espèces de poissons et notamment la Tilapia. Un système de suivi des eaux et des espèces est appliqué avec des mesures de contrôle continu et des interventions spécifiques pour sauvegarder la biodiversité dans ces mini écosystèmes.

Concernant la Conservation des Eaux et des Sols, une stratégie nationale 2002-2011 a été instaurée. Elle vise les objectifs suivants: la réduction des pertes en sols, le développement de l’utilisation des eaux de ruissellement utilisées pour la mise en valeur agricole, la réduction de l’envasement des barrages afin de prolonger leur durée d’exploitation. Pour ce faire, la stratégie prévoit l’aménagement de 700000 ha de bassins versants ; la création de 1000 unités de lacs collinaires, de 4500 unités d’ouvrages de recharge de nappes et d’épandage, de 5500 ouvrages d’aménagement et de correction de voies d’eaux et de 1500 ha réservés aux techniques traditionnelles de collecte d’eau. A noter que cette stratégie est en cours d’actualisation par les services de la DGACTA.

Touchant les zones humides en Tunisie, de nombreuses réalisations ont été accomplies dans le cadre de la stratégie nationale et du plan d’actions de diversité biologique dans les eaux intérieures. On peut en retenir surtout :

  • La réalisation d’un inventaire préliminaire des zones humides tunisiennes
  • Le démarrage de la 1ère tranche des travaux du programme national de réhabilitation et de valorisation des sebkhats du littoral (Ariana, Séjoumi, Kelibia, Soliman, Mahdia, Ben Ghiadha, Moknine et Korba).
  • Le rétablissement de l’équilibre hydro-biologique du lac Ichkeul par l’apport d’eau du barrage du Oued Joumine, et la mise en œuvre d’un projet d’aménagement de l’Ichkeul dans le cadre du Projet de Gestion des Aires Protégées (PGAP) exécuté par le MEDD en collaboration avec le FEM et la Banque Mondiale (2002-2008).
  • Le projet de réhabilitation du Lac Chikly (refuge d’une importante avifaune)
  • La mise en œuvre du projet Web Med Cost par l’APAL dans la zone du Cap Bon (aménagement des Sebkhas du Cap Bon, appui aux ONGs, assainissement, etc.).
  • L’inscription de (et le développement des aspects législatifs et institutionnels pour promouvoir d’autres sites) http://www.ramsar.org/wetland/tunisia.
  • L’exécution du projet de protection de la diversité biologique des barrages et des lacs mis en œuvre par la Direction générale des barrages et des grands travaux hydrauliques et l’Association des Amis des Oiseaux. Ce projet vise surtout le recensement des espèces vivantes et la mise en place des mécanismes pour assurer leur protection dans un cadre juridique approprié.

Par ailleurs, stratégie de gestion des Zones Humides est actuellement en cours d’élaboration par les services du ministère de l’environnement (ANPE).

La diversité biologique Marine, Côtière (COP7 ) et des îles (COP8 )

La Tunisie compte 1600 km de côtes (îles comprises), caractérisées par d’importantes ressources naturelles diversifiées avec 60 îles de différentes tailles et 100 zones humides côtières. La zone côtière tunisienne est une zone de concentration des activités économiques et humaines (69,2% de la population totale du pays). La conservation de la diversité biologique et son utilisation durable constitue un défi national à relever.
La Tunisie possède plusieurs aires marines et côtières protégées :

  • les îles Zembra et Zembratta, réserves de la biosphère, ASPIM ;
  • la Galite et la Galiton, réserves naturelles ;
  • l’archipel des îles Knaeïss, réserve naturelle, ASPIM ;
  • l’îlot de Chikly ;
  • les îles Kuriat ;
  • l’écosystème insulaire de Kerkennah.

La création de l’Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral (APAL) au sein du MEDD (1995) a permis de promouvoir les études de ces zones afin de développer la mise en œuvre des différents plans d’actions de protection du littoral ; et ce, sur les vecteurs suivants :

  • le cadre d’un programme de gestion intégrée des zones côtières (CIZC) duquel on peut mentionner :
    • l’élaboration de schémas de gestion pour 18 zones côtière naturelles ;
    • l’élaboration des plans d’occupation des plages (rationalisation de l’exploitation et de la gestion de 27 plages) ;
  • les études de périmètres de protection des zones sensibles littorales par la maîtrise foncière ;
  • la lutte contre la pollution marine ;
  • le projet de protection des ressources marines et côtière du golfe de Gabès (2005/2009) ; de grand intérêt, il vise surtout le développement de schémas d’aménagement d’agglomérations et de zones sensibles dans les environs, et notamment :
    • la lagune d’El Bibane : elle comprend des formations henthiques uniques en méditerranée.
    • le golfe de Bou Ghrara : il présente une avifaune exceptionnelle dans une zone menacée par les activités touristiques ;
    • les îles Kneïss : c’est un site riche en avifaune ; il bénéficie du statut ASPIM ;
    • les îles Kerkennah, au large de Sfax : ce site abrite une avifaune importante ; il est bordé par un herbier de posidonies unique en méditerranée, l’Herbier Tigré ;
    • l’oasis de Gabès : c’est la dernière oasis littorale de la Méditerranée occidentale ; elle est très menacée par l’extension de l’agriculture, l’urbanisation et l’élevage.

L’objectif du projet est de permettre un meilleur développement économique fondé sur une gestion adéquate des ressources marines et côtières. Outre les études et des plans de gestion, des mesures importantes sont prises dans le domaine de l’exploitation des ressources halieutiques. On y distingue :

  • des mesures d’atténuation de la pêche à raison de 20 % dans la zone du Sud, surexploitée ;
  • l’intensification des mesures de protection de la mer dans le golfe de Gabès (projet de dépollution de la mer du phosphogypse) ;
  • l’installation de récifs artificiels le long de la côte en vue de protéger les aires de pontes et de constituer des nurseries afin de préserver les ressources halieutiques (Herbier de prosxidonies de Kelibia, les bancs de Maamoura/ Korba, le polygone de Sousse/ Monastir Kuriat). La même mesure a été adoptée pour le golfe de Tunis avec Cap Carthage, Cap Farina, le polygone cap Zebib/ Cani/ cap farina, le récif-barrière de Sidi Raïs, le polygone Ras Fortas/ Ras Lahmar/ Cap Bon et les trois sites du Golfe de Gabès : Sud Kerkennah, BorjDjilidj (Ouest Djerna) et Ras Tourgueness (Est Jerba).
  • la protection de la mer à Sfax et l’aménagement de la zone côtière dans le cadre du projet Taparoura (2006/2009).

De plus, des études et de la mise en œuvre de projets de conservation, de nombreuses recherches ont été réalisées pour l’identification des éléments constitutifs des écosystèmes marins et côtiers, notamment par l’INSTM : ceux de la biocénose coralligène (des concrétions d’algues calcaires corallinacées et sciaphiles), les herbiers à posidonies (espèce endémique de la méditerranée une phanérogame), les bancs isolés (agrégation floristique et faunistique autour des grands rochers marins), les forêts à Gystoseries (16 espèces réparties dans le milieu marin) et enfin les écosystèmes insulaires.

La diversité biologique des terres arides et sub-humides

La Tunisie se caractérise par des spécificités agro-écologiques particulièrement difficiles et contraignantes. Elles se concrétisent par une pluviométrie assez faible sur la majeure partie du territoire (près de 94% des superficies relèvent des étages bioclimatiques semi-aride, aride et désertique) et par une fragilité des sols, prononcée surtout au centre et au sud du pays. L’étude sur la désertification, réalisée sur 10,62 millions d’hectares, a montré que toute cette superficie est menacée par la désertification à des degrés divers (PAN 1998) :

  • 11,7% des zones sont très affectés par la désertification (1,25 millions d’hectares) ;
  • 39,7% des zones sont moyennement affectés (4,22 millions d’hectares) ;
  • 17,2 % des zones sont peu affectés (1,82 millions d’hectares) ;
  • 31,4 % des zones sont désertiques (3,3 millions d’hectares).

On estime l’équivalent en sols perdus à environ 8000 à 10 000 ha/an. C’est pour faire face à cette dégradation que la lutte contre la désertification a été considérée comme une action prioritaire en Tunisie. En effet, plusieurs actions ont été conduites pour conserver les ressources naturelles, atténuer les pertes en sol et sauvegarder les zones affectées par la désertification.