Les écosystèmes des zones humides

Les zones humides sont constituées d’étendues permanentes ou temporaires d’eaux douces ou saumâtres, et des terres qui leurs sont adjacentes. Elles comprennent tous les lacs, les Sebkhats, les lagunes et les cours d’eau. La Tunisie compte plus de deux cent cinquante six (256) zones humides dont plusieurs sont d’importance internationale. La majorité de ces milieux se trouve au Nord, en particulier près de la côte. Actuellement 40 zones humides inscrites sur la liste de la convention de Ramsar http://www.ramsar.org/wetland/tunisia.

Les zones humides permettent à une grande variété d’espèces végétales de se développer, à un important nombre d’invertébrés, d’amphibiens, de reptiles, d'oiseaux et de mammifères, de tirer profit de cette couverture végétale comme habitat et/ou comme ressource alimentaire. Chaque année, plus de 75.000 flamants, 400.000 canards de différentes espèces et 250.000 foulques et poules d’eau, utilisent les zones humides pour hiverner, se reposer au cours de leur migration, et pour nicher.
Les écosystèmes les plus importants sont :

  • Les écosystèmes lagunaires

    Les lagunes de la Tunisie couvrent une superficie d’environ 105000 ha. Ces milieux présentent des caractéristiques hydrodynamiques, hydrobiologiques et d’exploitations différentes ; les caractéristiques des 10 principales lagunes (tableau 1), révélant trois catégories de lagunes, en fonction de la répartition géographique, de la superficie et de la profondeur moyenne.

    L’ensemble de ces lagunes font objet d’une pêche traditionnelle basée sur la migration des poissons, aux cours des dernières années des activités aquacoles diverses se sont greffés à ces lagunes. L’enrichissement récent de ces milieux, provoqué par les fermetures et les obstructions des graus, les rejets aquacoles et la pollution urbaine, s’est manifesté par des blooms presque cycliques aboutissant à des perturbations des milieux et de mortalités au niveau des peuplements. On présente, ici, les principales interactions entre l’hydrobiologie des milieux et les peuplements.

    La diversité biologique des lagunes de Tunisie est riche de 200 espèces de microflores, 142 espèces de macroflore, 95 espèces de microfaune et 250 espèces de macrofaune 45 poissons, 2 tortues, 1 mammifère aquatique et plus de 220 oiseaux.

    Principales caractéristiques des lagunes de la Tunisie

    Lagunes Superficie (ha) Profondeur (m) Activités Rendement kg/ha/an Espèces communes Echanges mer/lagunes
    Ichkeul 8500 1 réserve pêche 7 à 9 mugilidé sanguilles Oued Tinja écluse
    Bizerte 15000 7 pêche aquaculture 7 à 10 sparidés huitre/moule Canal de Bizerte
    Ghar El Melh 2800 1 pêche 15 à 25 mugilidés anguilles Passe
    Tunis 2900 1.5 pêche 13 à 30 anguilles mugilidés Canal Kheireddine Canal Rades
    Korba 175 0.5 aquaculture   mugilidés Passe
    Hergla 800 0.5 pêche   anguilles sparidés Oued
    Khneiss 340 1 pêche aquaculture   sparidés mugilidés Hauts fonds
    Bou Grara 50000 7 pêche aquaculture 6 à 11 sparidés mugilidés Canal Ajim El Kantara
    Biban 30000 5 pêche 9 à 25 sparidés mugilidés moronidés Passes
  • Le lac Ichkeul

    Le lac Ichkeul, inscrit depuis 1980 sur la Liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO s’étend sur 12600 ha (http://whc.unesco.org/fr/list/8/). C’est un lac permanent, d’eau saumâtre, situé dans la plaine de Mateur, au Nord de la Tunisie. Il est à 20 km au Sud-Ouest de Bizerte et à 60 km au Nord-Ouest de Tunis. En été, quand le niveau des eaux est bas, le lac couvre environ 8.500 ha. Il est entouré de 2.737 ha de marais. Après les pluies hivernales, l’eau couvre environ 10.000 ha.

    La profondeur maximale de l’eau en hiver est de 3,7 m, et en été de 1,5 m seulement. Le lac est bordé au Sud par le Djebel Ichkeul qui culmine à 508 m. Cinq cours d’eau permanents et plusieurs oueds temporaires drainent un bassin versant de 2.089 km², et se jettent dans le lac. Les principaux cours d’eau sont les oueds Joumine, Sejnane, El Melah, Ghezala et Douimis. Ces cours d’eau charrient en moyenne un million de m3 de sédiments dans le lac, dont trois-quarts environ sont évacués par l’oued Tinja qui relie le lac Ichkeul au lac de Bizerte. En été, l’eau de mer coule dans le Lac Ichkeul où le niveau d’eau est plus bas, et inversement en hiver. La végétation du Lac Ichkeul et des marais environnants est variée mais éparse.

    Dans les eaux ouvertes, les potamots dominent la végétation submergée, particulièrement à l’ouest du lac où ils constituent un important site de nourrissage des oiseaux d’eau. L’espèce Zannichellapalustris est aussi commune en hiver parmi les espèces submergées ; par contre, en été, on retrouve les genres Chara, Callitriche et Ruppia. Sur les berges du lac, les phragmites forment des bandes séparant le lac des marais où dominent les scirpes et le jonc. Typha angustifolia croît le long des canaux des marais où on trouve aussi Tamarix africana. Les zones salées sont dominées par des salicornes et le Suaeda.

    Les marais du lac sont parmi les quelques sites où ont été trouvées quelques espèces de plantes rares Ranunculusophioglossum et Sparganuim erectum. Le Djebel est couvert d’un maquis constitué de formations à oléo-lentisque et où on peut voir le câprier, l’euphorbe arborescente, le caroubier, le genévrier, le romarin et le cyclamen africain.

    Pour la faune, plusieurs espèces mammaliennes du Djebel Ichkeul descendent dans les marais pour se nourrir : le hérisson, quatre espèces de chauves-souris, la mangouste, le chacal, le renard roux, le lièvre, le sanglier et plusieurs espèces de rongeurs, ainsi que la loutre qui est une espèce rare en Tunisie, y ont été signalés. Le buffle est la plus grande espèce mammalienne de l’Ichkeul. Au plan de l'avifaune, le Lac Ichkeul est la zone humide la plus importante pour les oiseaux en Afrique du Nord et l’un des sites les plus intéressants en Méditerranée ; environ 4 % de la population mondiale de l’érismature à tête blanche ont été observés à l’Ichkeul.

    C’est aussi un site traditionnel de nichage pour la sarcelle marbrée, qui est rare, et plusieurs autres espèces. Les oiseaux migrateurs fréquentent le Lac durant leur séjour hivernal. Au pic de la migration, de 150 à 200.000 canards et de 5 à 7.000 oies cendrées sont présents. Les effectifs des canards siffleurs sont de 39.000, ceux du canard souchet de 6.500, du fuligule milouin 120 000, ce qui donne au lac son importance internationale. Plus de deux cents espèces d’oiseaux ont été signalées au Lac et au Djebel. Parmi les espèces nicheuses, on cite les grèbes castagneux et huppé, les hérons bihoreau et cendré, le glaréole à collier, le rossignol philomèle, la rousserolle effarvette, etc...

    Les peuplements d’invertébrés sont limités aux espèces euryhalines dans les zones où la salinité est très fluctuante. Sur les cours d’eau où la salinité est plus faible (Joumine), ces peuplements sont très riches et diversifiés. Parmi l’ichtyofaune, l'anguille, le barbeau, l’alose, la sole, les muges, etc., sont exploitées pour la pêche. L’herpétofaune comprend plusieurs espèces de lézards (Lacerta), d’ophidiens (couleuvre de Montpellier, Natrixmaura...), et la tortue d’eau douce. Les batraciens comprennent les crapauds verts de Mauritanie et communs, la grenouille rieuse et le discoglosse peint.

  • Le lac de Bizerte

    Il se situe au Nord-Est du Lac Ichkeul, couvre 13.000 ha et ses eaux sont salées. Le lac reçoit en hiver et printemps les eaux douces du Lac Ichkeul, ce qui réduit la salinité à 35 g/l. Il a une profondeur supérieure à 2 m et son point le plus profond atteint les 12 mètres. Des marais adjacents se localisent à l’Est du Lac et portent une végétation halophyte. La flore marine comprend 145 espèces. Le nombre d’espèces décroît au niveau de l’oued Tinja à cause de la salinité réduite.

    Les phanérogames marins du Lac comprennent Zosteranoltii, Zostera marina, Ruppia maritima et Cysmodoceanodosa. Les algues comprennent des Chlorophyceaes (Ulva, Cladophora...), des Pheophyceaes (Dictyota, Padina, Cystoseira...) et des Rhodophyceaes (Corallina, Jania, Halimedia...).

    Aux alentours du Lac de Bizerte on rencontre des mammifères tels que le renard, le chacal, le lièvre, la mangouste, la gerbille champêtre et le lérot. En raison de sa profondeur, le Lac de Bizerte n’est fréquenté que par quelques-unes des espèces aviaires qui fréquentent le Lac Ichkeul, comme les sternes et les goélands. Sur la partie Est du Lac on peut voir l’aigrette garzette, le goéland argenté, la guifette leucoptère et l’hirondelle de cheminée.

    La faune marine comprend, parmi les éponges, Suberitesdomunicula, Leuconiaaspera, et parmi les Cnidaires, Anemonia sulcata et Bunodactisverrucosa, et comme annélides polychètes, Nereis diversicolor, Hermione hystrix, Sabella pavonia, Perenereis cultrifera.

  • Le lac de Tunis

    Il sépare la ville de Tunis de la mer. Il couvre 4.500 ha et se compose de trois unités distinctes: les lacs Nord et Sud et le canal de navigation. Les lacs nord et sud ont moins de 2 m de profondeur, voire moins de 1 m et le canal de navigation est profond de 5 m.
    Le lac est connecté à la mer par le canal Kheireddine, au Nord et celui de Radès, au Sud. Le Lac Nord comprend une petite île : Chikli où se trouve une ancienne forteresse et qui est érigée en réserve naturelle

    Le lac de Tunis est hautement eutrophe et ses eaux sont saumâtres, d’où la faible diversité de sa végétation. Le débouché de la mer est couvert par la laitue de mer, et les algues forment un tapis à la surface de l’eau stagnante en été.
    La faune mammalienne est réduite à des rongeurs tels que la gerbille champêtre et la gerboise, et quelques espèces de chauves-souris. La présence du lièvre, du chacal et du renard n’est qu’accidentelle, vu la grande activité humaine autour du lac.

    L’île Chikli est l’un des sites de nichage de l’aigrette garzette en Tunisie. Les cormorans, le goéland argenté et le faucon crécerelle y nichent aussi. Le canard colvert et la sarcelle marbrée étaient nicheurs sur l’île. Le lac de Tunis est très important pour les oiseaux d’eau hivernants comme le grèbe huppé et castagneur, le cormoran (1.000-1.500), le flamant (8.000 à 10.000), le canard pilet, le canard souchet (6.000), le héron garde-boeufs, la spatule blanche et l’échasse blanche. Parmi les autres oiseaux du lac, on cite l’hirondelle de cheminée, le héron cendré, le busard des roseaux, le goéland railleur et la sterne naine.

  • Le lac de Ghar El Melh

    Situé au Nord de l’estuaire de l’Oued Mejerda, il couvre une superficie de 3000 ha (2600 ha au niveau de la lagune principale), avec une longueur de 7 Km et une largeur de 4,5 Km. Sa profondeur moyenne de 1 m, ne dépasse pas le maximum de 2 m.

    Dans sa partie Ouest, il est alimenté en eau douce par trois Oueds ; à l’Est, il communique avec la mer par trois passes dont la plus large mesure 70 m. Ces passes ont tendance à être bloqués par les alluvions de la Mejerda, ce qui n’estb pas sans entrainer des modifications pour les conditions hydriques de l’intérieur du lac. La salinité moyenne est de 39,5 % ; elle varie de 14,5 % en hiver à 54,5 % en été.

    En bordure, la végétation se compose de Zostera marina en association avec Cladophora, En teromorpha et Ulma, les marais sont dominés par Phragmites. La lagune et le delta en général est une importante zone humide pour les rongeurs, serpents et les oiseaux hivernants et migrateurs ; périodiquement un important nombre de canards, de hérons et de flamant

  • Les marais salants de Sahline

    Ils sont localisés à l’Ouest de Monastir et couvrent plus de 1.000 ha dont la majeure partie est sectionnée en bassins d’évaporation. Ils sont plus continentaux que le lac Monastir. Les berges ne permettent pas une libre circulation des eaux. La faible circulation des eaux et leur salinité élevée limitent la mise en place et la croissance de la végétation.
    Les rivages des salines sont dominés par des salicornes, Halocnemum, Arthrocnemum. Des tapis d’algues filamenteuses vertes dominent les régions moins salées du large.

    Les lièvres habitent la végétation halophyte couvrant les berges des bassins, la mangouste et le renard roux s’y trouvent occasionnellement. La gerbille champêtre habite entre les bassins et s’étend dans les terrains avoisinants.

    Plusieurs espèces d’oiseaux d’eau se nourrissent dans les marais, et de nombreuses autres y nichent tels que l’aigrette garzette et le tadorne de Belon. La plus grande partie des espèces d’oiseaux qui se trouvent au golfe de Hammamet et au golfe de Gabès s’arrêtent au lac de Monastir et aux salines de la région. Parmi les oiseaux de cette région, on cite le grèbe castagneux, le héron cendré, le flamant, l’avocette, le chevalier gambette, le goéland railleur et la sterne naine.
    Les salines hébergent également des espèces particulièrement intéressantes dont la microalgue halophyte Dunaliella salina ou le crustacé Artemia tunisiana.

  • Les marais salants de Thyna

    Ce sont des lagunes situées juste au sud de Sfax, séparées de la mer par une berge. Ils couvrent 860 ha et ont une profondeur inférieure à 3 m. Le substrat est vaseux ou sableux.

    La végétation halophyte (Arthrocnemum, Halocnemum) occupe les berges des bassins, mais les zones peu salées contiennent des algues et un abondant phytoplancton.

    Le renard et quelques espèces de rongeurs se trouvent sur les berges des bassins, mais leurs effectifs sont réduits. Les marais de Thyna constituent un important site de repos et de nichage pour de nombreuses espèces d’oiseaux d’eau. La majorité des espèces observées au golfe de Gabès s’y rencontrent, comme le grèbe à cou noir, la spatule blanche, le tadorne de Belon (nicheuse), l’avocette, les bécasseaux variable et minute, les chevaliers aboyeur et stagnatile, le tournepierre à collier, le courlis cendré, la guifette noire, le goéland railleur (nicheur), la sterne hansel, la sterne pierragarin (nicheuse), etc...

  • La lagune d'El Bibane ou "Bhiret El Bibane"

    Elle est située au sud de la Tunisie où on signale la présence d’un récif à Neogoniolithon (algue rouge calcaire) long de plus de 30 km et unique en Méditerranée. Cette lagune hyper salée (41 à 49%) est essentiellement tapissée par les phanérogames Ruppiamaritima, Cymodoesanodosa, ainsi que les pheophycaeCystoseirasp., qui occupent la presque totalité du substrat disponible alors que Posidonia oceanica est confinée dans la zone “El Marsa”, et Caulerpa prolifera ne se trouve que dans la zone d’“El Oued” et “El Marsa”. Dans cette zone et à une profondeur de 2 m les tâches de posidonies atteignent un diamètre compris entre 0,6 - 2 m², et une densité de faisceaux comprise entre 187 - 375 F/m².

    Les Mega-Invertebrés sont représentées par une population dense de Pinnanobilis et P. rudis, (3 à 10 individues/m²), ainsi qu’une population de spongiaires, peu diversifiée mais ayant une densité d’individus très élevée d’Aplysinaaerophoba, Irciniachevreuxi, Irciniafasciculata, Tethyaauarantium, Tethyacitrina, alors que d’autres espèces ne sont communes que dans quelques zones comme Dysideasp.,Haliclonamediterranea, Haliclonasp., Irciniasp. signalée à El Marsa. La population de l’ascidie Ecteinacsidiaturbinata est aussi bien représentée dans la lagune avec des densités atteignant 18 colonies/m² à la fin du printemps.

    L’étude de la zone “El oued”, qui relie la lagune à la mer est très intéressante. Du fait de la présence d’un courant puissant et de la profondeur relativement importante de cette zone (3-17 m). De grandes dalles couvrent partiellement l’oued. Les éponges les plus communes sont représentées par Cacospongiamollior (5 individus/m²), Irciniafasciculata (10 à 15 individus/m²).

    On y rencontre aussi l’anthozoaire Sargartiatroglodyles (5 colonies/m²) et les Bryozoaires Pentaporafoliacea (2 colonies/m²) et Schizoporellasp. (2 colonies/m²).
    Mais la particularité de ce site est la présence d’une sorte de “récif” d’éponges, construits essentiellement par Irciniasp. etFasciospongiacavernosa, qui peuvent s’étendrent jusqu’à 2 m² en superficie, et sont large de 0,4 à 0,8 m; C’est la première fois que de telles formations sont décrites en Méditerranée.

  • Sebkhats et chotts

    Les sebkhats et chotts occupent environ 2 millions d’hectares. On distingue 15 ensembles dont onze sebkhats et quatre chotts, ce sont:

    • Sebkhat de l’Ariana, à 10 Km au N0 de Tunis, couvre 2500 ha ;
    • SebkhatSedjoumi, au SO de Tunis, s’étend sur 2700 ha, ses berges N et E connqissent une forte urbanisation ;
    • SebkhatKourzia, à 10 km au nord-ouest d’El Fahs, elle couvre une superficie de 1.000 ha ;
    • SebkhatKalbia, à 20 Km au NE de Kairouan, couvre près de 13 000 ha avec une profondeur maximale de 2,5 m, sa surface en eau varie de 0 à 11 000 ha et sa salinité est très variable (de 1 g/l à la saturation) ;
    • Sebkhat Sidi El Hani, située à 25 Km E-SE de Kairouan ;
    • Sebkhat El Djem, à 12 km au sud d’El Djem, à 20 km à l’ouest de la mer et couvre 3.000 ha, avec des ilots émergeants ;
    • Sebkhats Sidi Mansour et En Noual, respectivement à 60 et 70 au NO de Gabes et de 11 000 ha et 3 000 ha ;
    • Les petites sebkhats des basses steppes, totalisent quelques centaines de hectares et se composent de :
      • Sebkhat de Moknine;
      • Les sebkhats de Sidi Khlifa, de Ajjriba, de Halk El Menzel, etc..., situées le long de la côte Hergla-Salloum;
      • SebkhatMenzel Dar BelOuaer;
      • Les sebkhats d’EchCherita, El Gherra, Mecheguig, El Bahira et Menzel Chaker;
      • Au sud d’EchChabba, à quelques centaines de mètres de la côte, se trouve Sebkhat El Bradaâ;
      • Le lac de Metbasseta;
    • Le complexe de Djeffara, à la frontière libyenne, ce complexe de lacs salés couvre en Tunisie une superficie de 160 000 ha. Il comprend les Sebkhats El Melah et Bou Djemel, de grands lacs salés côtiers du côté de Bahiret El Bibane, SebkhatTader qui s’étend sur 70 km dans le continent à partir de la côte, Sebkhat Oum El Krialate, garâetDjedid, SebkhatAreg el Makriene et garâetEzZets. site de repos pour les oiseaux migrateurs ;
    • Sebkhat El Guettar, dénommée aussi Chott El Guettar, à 15 Km au SE de Gafsa, s’étend sur 7 400 ha dont 5 000 ha de végétation halophyte ;
    • Sebkhat El Hamma, à 25 Km à l’O-NO de Gabes, d’une superficie de 5 000 ha et renferme une source d’eau chaude (70 °C) ;
    • Chott El Fedjej, s’étend sur 570.000 ha à l’Ouest de sebkhat El Hamma ;
    • Chott El Djerid, situé à l’ouest du chott El Fedjaj qui lui est connecté, le chott El Djerid, le plus grand chott du Maghreb, couvre 700 000 ha ;
    • Chott El Gharsa, à 10 Km au NO de Chott El Jerid, couvre 60 000 ha, atteint 7m au dessous du niveau de la mer (l’altitude minimale de la tunisie continentale) ;
    • Lacs artificiels près de Kébili, près de la bordure Sud-Est du chott El Djerid, et à 15 km de Kébili, se trouve une série de petits lacs saumâtres ayant une taille moyenne de 200 ha. Il s’agit des lacs Nouiel, Graad, Taffaya, Menchia et Fatnassa, qui sont alimentés par l’eau d’irrigation en excès des oasis et les eaux de drainage. Ils sont moins salés que les sebkhats et ne sont généralement pas secs.